combien de pères à mon bras sacrifiés
combien d'épouses à jamais ésseulées
combien de larmes, d'amours amputés
avant que mon coeur retrouve pitié ?
on me dit du diable la fausse patte
qui dévore des vaincus jusqu'à la rate
un ange noir, cruel et implacable
qui annonce toujours mort inexorable.
suis-je une bête vomit des enfers ?
la progéniture d'un mal pervers ?
la mort dit-on n'a de prise sur moi
et nulle douleur ne me plie à sa loi !
allons mon ami, ne crois pas cela
serre ton épée, raffermis ton bras,
et viens m'offrir un fin digne d'elle
que l'on couche mon corps sur lit de prèle...
j'en ai assez de voir la mort s'enfuir
j'ai passé trop de temps à la séduire,
depuis que ma mie s'est lassée de moi
et que son regard s'est voilé de froid...
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Restez terrés sous vos couvertures !
La bête rode, cette nuit...