j'ai entendu bien des histoires d'amour au fil des siécles...
et pourtant, il m'est difficile d'en avoir une à l'esprit.
sauf, peut-être ?
oui... celle-ci est célèbre.
car elle parle d'un personnage qui marqua son temps.
et qui imprégne encore les légendes...
un enchanteur...
Il connut tard le désir, et l'emportement amoureux, en regard du renom... Mais un jour, il rencontra une jeune femme qui le remua, lui, le magicien, le guide du roi, l'instigateur des mystères de dieu, lui, le fils du démon...
Elle était belle, et légère... les toiles du destin semblaient lointaines, tellement lointaines, prés de son rire ingénu.
Insouciante, inconstante... Elle ne vivait que pour rire, et s'étonner de toute chose. Prés d'elle, le fils du démon, l'outil de Dieu, le devin retrouvait une quiétude insouciante semblant sortie du fond des ages... Une sérénité qu'il n'avait jamais connue...
Et il pressait sa belle de lui céder toute son amour, jusqu'à son corps même... l'étreinte ultime... le partage absolu...
Mais la belle eut peur... Peur de se faire abuser par cet être sans âge et de sa puissance trouble.
Elle voulait le mettre à l'épreuve. Gagner du temps... Et des preuves de son amour... Elle voulait pouvoir s'offrir à lui, en toute confiance... Alors, elle lui demanda de partager son art avec elle. De lui apprendre des secrets... De menus tours, ce qu'il fit de bonne grâce, pour un sourire d'elle.
Toujours plus pressant se fit le mage. Et elle, en retour, toujours plus exigeante...
Jusqu'au jour où malgré son amour pour lui, elle s'effraya de la détermination farouche qui luisait dans les yeux de l'enchanteur.
Alors, elle lui demanda un ultime secret, avant de s'abandonner à lui.
Qu'il lui donne le charme capable de batir un palais invisible, dans lequel elle pourrait maintenir sous son pouvoir n'importe quelle créature, fusse-t-elle magicienne à son tour...
L'enchanteur était devin. Il comprit tout de suite les intentions de sa belle... Mais son désir de s'abandonner à elle était trop grand. Il s'executa. Et elle lança la formule...
Un palais, invisible... Dans lequel il se trouva prisonnier...
Dans lequel il est toujours enfermé, loin du monde, loin du temps, sans espoir d'en échapper, jamais...
Elle seule à le pouvoir de le rejoindre lorsqu'elle le désir... Pour s'offrir à lui...
Ainsi disparut Merlin du monde des homme, emprisonné de bonne grâce, dans une forteresse d'amour, pour elle...
L'amour... Ma puce...
C'est une prison que l'on se construit soi-même...
Et de bonne grâce...
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Restez terrés sous vos couvertures !
La bête rode, cette nuit...